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Sur le sol humide tremblent encor des feuilles

Décembre au fil d'heures transit le Portefeuille

Petit cours d'eau charmant les truites en saison

Te rappelles-tu du temps de pêche... en Jason... ;

C'était une épreuve tôt le matin austère

D'un froid demeure en verte collines et terre

D'une marche sous le poids de canne et barda

Jusques à le rejoindre épuisé... sans fracas

C'est que... Dame fatigue nous donnait grand signe

De ce peu d'heures à sommeil d'un fou résigne

Suite aux virées au Macao... du divertir

Jusques à boire et danser Ô sans y faillir

Rentrant en Demeure d'Yze aux quatre heures vives

Et deux heures de sommeil ne tombant sportives ;

Forcément le Portefeuille Nous rappelait

Misère à son bord de bâillements sans filet

La partie de pêche à la recherche de truites

S'étirait folle à relâchés et d'éconduites ;

Les chères belles nageuses  devaient souffrir

De rires face à nos lancers sans coup férir

Sur rochers et branches se baignant de l'eau pure

Sous les mains encor transies d'ombres et voilure ;

Aux dix heures de peine... un soleil se montrait

Chambrant corps et appétit d'un quelque bienfait

Lointaine Epoque... que je Vous conte... mon Frère ;

Toutes ces années passées Ô sans Vous distraire

S'épuisent inutiles face au Clandestin

Nous délivrant Pandémie de sa lance  ... : Odin 

N'est plus en mesure à nuancer laides limbes

A certains d'un Pouvoir déconfit et folingue :

La liberté tant gagnée d'anciens amoureux

Est com' proscrite puisque vivre est ténébreux

Pourtant mon Frère qui dormez à Montparnasse

Je garde encor ce bel ajour à l'Espérance

Quoique disent politiques et francs-maçons 

Plus avides à bibeloter des maisons ;

Ne leur déplaise... Vivre est affaire à La Plèbe

Révolu se doit..  donner raison à l'Ephèbe

Traitant la France com' un torchon sur le sol

Pour seul titre à paraître Grand... sans un bémol

De mots et de maux... je ne peux Vous en convaincre 

Dormant à Montparnasse sous un grès malingre ;

Vous rejoindre... pieds sur le sol... jetant coup d'oeil 

A la grise toge... protégeant le recueil

A souvenirs familiaux résonnant limbes...

Ne se fera d'un voyage à sots labyrinthes 

Du désir de ne croiser l'ombre au Clandestin

Du hasard fortuit Nous guettant bout du chemin

Sur le sol humide... quelques feuilles se meurent

Effaçant l'automne ambrée de nos chères heures ;

Un six décembre... avez quitté Paris... de nuit

Un six décembre... je me souviens du minuit

De toutes ces heures à composer syllabes

Bissant une existence....oubliant chamades

Pour que jamais saison se trépasse en l'oubli

Pour que Vie ne se lasse... au plaisir du relit

Oli ©…Sol Humide

© (P)-     Francis Jr(11)  06/12  X1

(voyage d’un frère en limbes)

du livre « …Itinéraire d’un Calvaire”  -Série Décembre

 

 

Tag(s) : #Poèmes_Série_Décembre, #Poèmes_12syllabes, #Poèmes_Années_X, #Poèmes_Sizains++, #Poèmes_Itinéraire_Calvaire
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